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Foggy Time

you only dissapear in it..

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[Jeune et folle]

|Princesse de rien|

"Des mots je me languis"

[Eternelle incomprise]


(Je voudrais lui dire)

\Pourtant/

~Que je l'aime~

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Creeping Death | 26 août 2007

Chaque jour nous rapproche un peu plus de la mort. Nous entendons les violons jouer cette musique macabre et nos corps se figent, s'éternisent au son de ces quelques notes. Nous ne pouvons pas l'ignorer, elle est présente et nous hante jour après jour en détruisant la vie de nos proches, en les arrachant à nos bras aimant en un souffle. La maladie m'asphixie, j'ai peur un jour moi aussi d'ètre prise entre ce piège et de compter les jours qu'il me reste.

Je ne veux pas vivre comme ça, moi je veux vivre plus fort. Je veux apprendre, me gaver d'informations, fatiguer mon corps jusqu'à ce qu'il crie, je veux voir, en prendre plein les yeux, avoir des souvenirs, des choses à raconter sans cesse, avoir des millions de photos ne serait-ce que de ces quelques marches en bas de ma ruelle, ou de ce vieillard souriant au monde qui passe, qui tourne devant lui. Je veux découvrir le monde, ses mystères, ses secrets, je veux connaitre les hommes, leurs fautes, leurs pêchers, leurs tords et leurs faiblesses. Je veux connaitre l'Amour, celui qui tue autant qu'il nourrit, celui qui fait mal autant qu'il nous fait vivre.

C'est après tout une chose bien triste que de chanter ces quelques notes comme si notre dernier jour était arrivé. Je ne me résoudrais pas à l'idée de succomber, et je ne resterais pas figée attendant l'autre monde.

Je vivrais, disait-elle, jusqu'au dernier soupir du monde.

 

Publié par Violhine à 20:32:58 dans Foggy Time | Commentaires (0) |

Princesse de rien | 23 août 2007

Retiens moi prisonnière de ton chateau, saisis mes mains et joins les aux tiennes. ne m'embrasse pas, oh ne m'embrasse pas comme ça. Je veux sentir tes griffes dans mon dos, je veux voir les marques de ton amour sur mon corps. Je veux, je veux.. Je voudrais te voir, t'émouvoir en découvrant pour la première fois mon corps s'attachant au tien, Il faudrait nous détruire pour mieux nous reconstruire, me consummer toute entière avant d'oser m'aimer. Peins moi encore, couvre moi de noir et de blanc, Et là alors quand tu me regardes, m'aimes tu autant qu'avant? Et là exposée aux yeux de tous, nue, devoilée, prostituée, oses tu encore prononcer le mot "adorer"? Tu aimes cette poupée de porcelaine, qui ne bouge pas, qui n'ose dire mot, mais mon corps se brise, mes yeux ne sont pas vides, et je n'aime pas ètre ce pantin, le jouet se meurt car il ne peut plus vivre dans ce monde d'illusions, il n'est pas ce que tu crois.

Publié par Violhine à 17:04:29 dans Foggy Time | Commentaires (0) |

Douce et pénible Aristocratie | 12 août 2007

Magnifique, magnifique aristocratie.

Elle dévoilait sa main du gant, laissant apparaitre sa peau blanchatre et fine, elle tremblait. De ses yeux noirs, je n'arrivais à dégager aucune émotion, vides était son regard, vide était sa vie. Elle baissa les yeux quand nos regards se croisèrent. Ce n'était pas coutume dans son aristocratie tant aimée d'observer les autres ainsi, ce n'était pas coutume dans son monde fait d'apparences et de plaisirs surfaits d'admirer les autres. J'eu envie de la prendre par la main, de me lever de ces vieux sièges du train, et de l'enmener au loin, de parcourir le monde, de se faire tomber dans les champs de blés, et puis de lui conter comme la vie est belle. Mais la belle demoiselle se leva, ouvrit la porte de ses fins doigts et je sus à cet instant là que je ne la reverrais jamais. Et puis, plus attentive je discernais un papier sur la banquette face à moi, un papier sur lequel venait danser une écriture des plus fines, des plus belles. C'était la sienne, ces mots étaient les siens.

Elle me donnait alors un défis, celui de la rejoindre à la prochaine gare. Quand je relevais la tète du papier, le train venait juste de s'arrèter, je saisis mon sac, en laissant tomber quelques affaires mais qu'importe, j'arrivais à descendre à temps. Elle était là, sur le quais, ses cheveux portés par le vent et le visage mouillé par la pluie parisienne. Elle souriait, elle souriait au monde qui la regardait avec surprise, a cette masse de gens intrigués qu'une jeune fille habillée aussi distinctement se laisse tremper par la pluie. J'avancais à petits pas vers elle, d'un geste rapide elle saisit ma main, la porta près de mon visage et me chuchota à l'oreille "douce, douce aristocratie, monde de préjugés, de choses qui ne nourrissent pas un coeur, oh terrible aristocratie, tu m'as trop longtemps retenue prisonnière". Et nous marchâmes alors longtemps sur le quais de cette gare, dansant avec la pluie qui trempait nos deux corps gelés, et aujourd'hui encore il nous arrive de nous retrouver pour danser, encore et encore, sans aucune fin, sans aucune barrière entre nos mondes, juste elle et moi, l'élégance et la finesse s'étant fait dépasser par l'envie de vivre, l'envie de liberté.

Publié par Violhine à 17:31:09 dans Foggy Time | Commentaires (0) |

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